C’est le malentendu le plus répandu. Une facture électronique, au sens de la réforme, n’est pas un document scanné ou un PDF joint à un e-mail : c’est un fichier structuré qui transite par une plateforme agréée, avec les données fiscales transmises automatiquement à l’administration. C’est le fameux « schéma en Y » : la facture part vers votre client, les données partent vers le fisc.
Deux conséquences très concrètes. Une facture validée ne pourra plus être corrigée à la main : il faudra passer par un avoir ou une facture rectificative. Et votre entreprise devra être correctement identifiée — SIREN, adresse de facturation électronique, présence dans l’annuaire officiel — sinon vos factures n’arriveront tout simplement pas à destination.
Non, toutes vos courses ne deviennent pas des factures électroniques. La bonne question n’est pas « est-ce que j’ai fait une course ? », mais « qui est le client à facturer ? ». Une course avec un particulier, un touriste ou un patient CPAM reste dans le circuit B2C : pas de facture électronique, mais une transmission des données de recette à l’administration, ce qu’on appelle le e-reporting. La note taxi, elle, ne change pas : obligatoire à partir de 25 € TTC, remise sur demande en dessous.
En revanche, dès qu’une entreprise française vous demande une facture à son nom, vous basculez en facture électronique B2B — quel que soit le montant de la course. Et attention aux cas particuliers : G7 et Alpha Taxi relèvent d’un schéma de facturation centralisée où la centrale porte la facture, ce qui n’a rien à voir avec le fonctionnement d’Uber ou de Heetch. Ne transposez jamais un traitement d’une plateforme à l’autre.
C’est aussi le point qui change le rythme du métier : avec le e-reporting, vos recettes doivent remonter régulièrement, pas une fois par trimestre. La comptabilité d’un taxi devient une affaire quotidienne.
La réforme est contraignante sur le papier. Elle ne doit pas transformer votre taxi en bureau administratif. C’est pourquoi nous avons développé un outil pensé pour les chauffeurs, et non un logiciel de facturation générique : la méthode QR code.
Le principe tient en quatre étapes. Vous affichez un QR code dans votre véhicule. Le client professionnel le scanne et renseigne lui-même ses informations pendant le trajet — son entreprise est retrouvée automatiquement à partir de son SIREN, ce qui élimine les fautes de frappe sur la raison sociale ou le numéro de TVA. À l’arrivée, vous vérifiez et vous saisissez le montant au compteur. Vous validez : la facture est générée, envoyée au client par e-mail et intégrée directement dans votre comptabilité.
Moins de saisie, moins d’erreurs, aucun justificatif à réclamer trois semaines plus tard. Et un client qui repart avec sa facture avant même d’avoir refermé la portière.
Vous ne savez pas par où commencer ? C’est notre travail.
Nous paramétrons votre dossier, nous vous inscrivons auprès de la plateforme agréée et nous activons votre QR code.
Vous, vous conduisez.